(BFM Bourse) - L'indice phare de la Bourse de Paris a terminé sur une hausse très modérée, retrouvant du souffle dans l'après-midi grâce à une inflation américaine moins forte que redouté qui éloigne la menace de hausses de taux de la part de la Fed.
Le CAC 40 aura connu une séance assez mouvementée en ce jour de fête nationale tricolore. L'indice phare de la Bourse de Paris a perdu jusqu'à 1% au plus bas de la journée avant de finalement clôturer sur une légère hausse, avec une progression de 0,03% à 8.366,85 points, ce mardi 14 juillet.
L'indice parisien a retrouvé de l'allant dans l'après-midi après la publication des chiffres de l'inflation aux États-Unis pour le mois de juin. L'indice des prix à la consommation, mesure phare de l'inflation, a progressé de 3,5% sur un an et l'indice "core" (hors prix alimentaires et énergétiques) de 2,6%. Les économistes interrogés par le Wall Street Journal tablaient sur des progressions de 3,8% pour l'indice principal et de 2,9% pour l'indice "core".
À la lueur de ces données, Bank of America estime que la Réserve fédérale américaine (Fed) n'a pas "lieu de se précipiter pour relever les taux".
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Trump renonce à son projet de péage dans le détroit d'Ormuz
"Le gouverneur de la Fed (Christopher) Waller a indiqué lundi que la décision de politique monétaire de juillet dépendrait des chiffres de l'inflation du mois de juin. L'écart important par rapport aux prévisions de l'indice des prix de la consommation de juin signifie probablement que la Fed peut se permettre de maintenir ses taux inchangés encore un peu plus longtemps", développe la banque américaine.
"C’est un développement qui tombe à pic pour la Fed, quelques heures après que l’influent membre du conseil de politique monétaire Christopher Waller a déclaré qu’un durcissement monétaire pourrait être considéré à court terme en cas d’inflation sous-jacente trop forte dans cette publication. L’attentisme devrait donc continuer à prévaloir", abonde Bastien Drut de CPR AM.
Ces chiffres écartant des hausses de taux ont redonné un coup de fouet aux marchés actions, qui, auparavant étaient malmenés par les tensions au Moyen-Orient.
Les bombardements continuent entre les États-Unis et l'Iran. Washington est censé relancer dans la journée son blocus contre les navires provenant et allant vers les ports iraniens dans le détroit d'Ormuz. Donald Trump comptait, par ailleurs, instaurer un péage de 20% sur les autres navires. Mais, dans l'après-midi de ce mardi, le président américain a indiqué qu'il renonçait à cette taxe en échange d'accords de commerce et d'investissements avec les États-Unis de la part de pays du Golfe.
Du côté des valeurs, le luxe a été chahuté, Kering perdant 2,44% et LVMH 1,85%, de même que la tech. Capgemini, par exemple, a reculé de 1,5%, lesté par le plongeon d'IBM à Wall Street.
Sur les autres marchés, le pétrole monte un peu. Le contrat de septembre sur le Brent de mer du Nord avance de 0,85% à 84 dollars le baril tandis que celui d'août sur le WTI coté à New York prend 0,9% à 83,98 dollars le baril.
Sur les changes, l'euro reprend 0,5% face au dollar, qui est plombé par les chiffres de l'inflation américaine, la devise européenne s'échangeant à 1,144 dollar.
